Uruk, la cité des demi-géants (Dominions 5 : Cruelle Aurore, épisode 02)

Il me faut bien présenter largement ma nation, qui est toute nouvelle dans Dominions, avec ses forces, ses faiblesses, ses unités, les magies utiles, le dieu que j’ai choisi et ce que je compte réaliser ici, dans la partie Cruelle Aurore, face à mes terribles et implacables adversaires… Uruk est le passage du bon sauvage d’Ur dans les âges les plus anciens à des cités-états de guerriers bien équipés, de prêtresses de la Lune et de mages astraux capables de lire l’avenir. Je n’aurai ainsi aucun problème de vulnérabilité comme ce qu’on pouvait avoir dans l’âge précédent. Toutefois, ces demi-géants coûtent monstrueusement cher, en ressources notamment. Voyons voir de quoi il retourne.

 


Uruk, les cités-états

 

I. Les soldats d’Uruk

 

Les demi-géants d’Uruk ont une taille de 3. Ces unités profitent d’un nombre de point de vie conséquent par rapport au coût en or, d’une bonne force, mais d’un nombre de point de recrutement assez important, même pour le pékin de base.

 

a) Archers

 


L’Archer Enkidu, pas cher et robuste.

 


L’Archer Lourd Enkidu, avec plus d’armure.

 

Mes archers sont assez solides, avec une bonne protection et un arc long qui profite d’un petit bonus de dégât. La précision est basique, la protection plutôt bonne, mais le coût en ressources du second est prohibitif vu que ses dégâts et ses capacités de défense au corps-à-corps ne change presque pas. On préférera le premier, même s’il est moins beau. Mais les archers ne seront pas dans notre partie une priorité : la magie en air est limitée, et les troupes de contact sont beaucoup plus intéressantes.

 

b) Guerriers de base

 


Le Lancier Enkidu, le demi-géant bien équipé.

 


Le Soldat Enkidu, avec plus d’armure.

 

Les deux soldats de base : le lancier et le soldat Enkidu. Le lancier est assez bon marché avec ses 24 points de vie, son attaque à 18 et son bouclier, avec un coût en ressources plutôt limité quand on considère les autres troupes. Il peut facilement submerger les humains les plus frêles et les plus faibles. Le soldat, pour huit ressources supplémentaires, prend juste quatre points de protection. Comme précédemment, le soldat n’a pas forcément d’intérêt. Dix soldats valent presque quinze lanciers en terme de ressources. Mais les seconds sont quand même plus stylés. Les lanciers seront notre première force de combat.

 

c) Guerriers d’élite

 


Le Garde Royal Enkidu, un garde du corps de talent.

 


Le Guerrier d’Acier Enkidu, un berserker en puissance.

 

Les guerriers d’élite d’Uruk demanderont plus d’or que le soldat. Ils ont plus de point de vie, et des armes qui font davantage de dégâts, ainsi qu’un point en attaque supplémentaire. Ils ont un encombrement encore assez limité, rien à voir avec le guerrier sacré qui va suivre. Le garde royal peut protéger les commandants les plus vulnérables, et se défend bien en mêlée, mais il ne fait pas le poids face aux guerriers de fer. Ceux-ci portent des haches faisant 24 dégâts, soit un nombre capable de faire peur à un paquet de troupes, et sont capables de rentrer dans une rage berserk, améliorant leurs dégâts et leur attaque au détriment de leur défense, les rendant davantage mortel. Ils seront ainsi les fidèles compagnons de ligne des lanciers dans notre stratégie d’expansion, et les remplaceront une fois que les ressources seront florissantes. Nous pourrons alterner aussi avec les soldats qui peuvent tenir en respect les plus gros géants avec leur lance plus longue. Nous verrons.

 

d) Guerriers exceptionnels

 


La Jeune Fille de la Lune, adepte de la formation et de l’équipement lourd.

 


Le Chariot Mushussu, terrible mais cher, trop cher.

 

Nos troupes exceptionnelles sont extrêmement chères. Les jeunes filles de la Lune ont davantage de points de vie, 4 points de protection en plus que les troupes d’élite, mais ont un armement inférieur en plus de coûter bien plus cher (cinq or et plus de dix points en ressources !). Autant vous dire qu’il faut une superbe bénédiction pour les utiliser, ce qui ne sera pas mon cas. La seule bénédiction réalisée avec mon dieu, que je vous présenterai dans un instant, c’est un bouclier de feu. De quoi les rendre très résistantes, mais bon. Le chariot est quant à lui une bonne idée…s’il ne coûtait pas 200 d’or, ce qui équivaut à un coût par an monstrueux, d’autant plus qu’on ne peut en recruter qu’un par mois ! La protection du conducteur est plutôt faible d’ailleurs, et la peur, le trample et les trois attaques sont au moins là pour faire un peu de dégâts. Notez que si le conducteur meurt au combat, il reste encore la bête qui dispose d’une cinquantaine de points de vie, et si elle survit à la bataille, un autre conducteur prendre le relais. Sympathique en théorie, cher en pratique et pas vraiment utilisable en l’état.

 

II. Commandants d’Uruk

 


Le Scout, qui se faufile de buissons en buissons.

 


Le Commandant qui…commande…mais mal !

 

Un Scout et un petit commandant au leadership de 40. Grâce aux nouvelles mécaniques, ils ne coûtent qu’un point de commandement, mais cela reste inenvisageable de les recruter et de prend un espace de recrutement.

 


L’Ensi, un commandant-mage qui a de l’allure.

 

Notre commandant de base pour mener nos troupes. Il a l’avantage d’être directement sacré, capable de bénir des troupes (même si ce ne sera pas utile), de booster leur moral, et de lancer quelques sorts intéressants. Nous pourrons avec les bons objets en faire un guerrier intéressant. Avec les bonnes magies pour le rendre éthéré et les bonnes armes pour provoquer la mort, il a de quoi faire.

 


Le Naditu, une nonne de la Lune.

 


La Nin, une noble prêtresse.

 


La Gala, une mage de la nature capable de se lamenter sur la perte future de notre dieu au combat.

 


Le Gudu (je ne ferais aucune blague douteuse), un prêtre d’un temps reculé.

 

Nos mages de base sont accessibles partout. Ils sont tous sacrés. Les Nin et les Gudu ont le désavantage de ne pas être stable magiquement, mais les Gudus peuvent avoir de la magie de l’air ou de la terre, ce qui en fait des constructeurs occasionnels d’objet. Les Naditu sont de petits mages astraux, mais les Gala ont un avantage certain : elles peuvent rappeler plus facilement un dieu mort à la vie. Ce qui peut être utile avec mon dieu guerrier. Dans un fort secondaire, ça peut toujours être sympathique.

 


L’Ashipu, le ritualiste capable de soigner les gens qui en ont besoin.

 


L’Ishib, un prêtre de l’ancien temps.

 


L’Ereshdingir, une haute prêtresse de la Lune.

 

Deux mages moyens avec eau, astral et nature de base. Utiles pour la recherche ou en tant que petits constructeurs d’objets. L’Ereshdingir reste plus intéressant. Pour un peu plus cher, on améliore la recherche et la magie astrale. Je l’utiliserai comme mage de départ pour booster ma recherche et chercher des sites magiques astraux, très utiles pour ma future stratégie magique.

 


L’Entu, la chef du temple de la Lune.

 


Le Mashmashu, astrologue de talent.

 

Les mages de haut niveau proposent un Entu prêtresse de niveau 3 capable de capturer les trônes d’ascension, mais vieille, avec de l’eau et de l’astral et la possibilité d’améliorer ces deux magies. Le Mashmashu, qui n’est lui pas vieux, mais qui n’est pas un prêtre, pourra lui être mon mage de base avec sa magie de 3 en astral, le rendant capable de lancer les sorts que je veux. Lorsque le fort secondaire sera construit, la capitale produira uniquement des Mashmashu. Ils pourront se téléporter dans mon fort secondaire grâce aux sorts astraux.

 


Un dieu fier et puissant.

 

J’ai pris un dieu éveillé pour faciliter mon expansion, qui se doit d’être rapide, obtenir un mage de feu capable de suppléer à mes mages astraux, avec un dominion privilégiant les ressources. Il est aussi un bon chercheur, et se devra donc d’être le vrai soutien de mes troupes et de mes mages.

 

III. La partie RP

 

La forme sombre se mouvait sans bruit, sans bruissement de robe. Son long vêtement noir lui recouvrait l’entièreté du corps. De patrouilles en patrouilles, il prenait la tangente, revenait par les côtés, et les dépassait. La forme était maintenant au plus profond d’un temple au sein de la grande cité d’Uruk, la cité des Enkidus, les demi-géants. Ils maîtrisaient désormais le travail du fer, nota la forme. La lumière des cierges sacrés commençait à s’estomper de plus en plus, et les couloirs n’étaient plus traversés que par des prêtres et des officiels marchant et chuchotant en petits groupes. La forme noire arriva enfin là où elle souhaitait arriver depuis le début. Le fond du fond. La fin des fins. La Grande Crypte. Le Grand Ur-Donateur était là, dans l’obscurité la plus totale.

« Forme noire du Chaos, que viens-tu faire ici ? »
La voix lourde avait parlé, faisant trembler légèrement le sol et les colonnes.
« Propager la guerre, siffla la forme. »
Une énorme main griffue s’abattit à côté de la forme.
« Et pourquoi donc ? Gronda Ur-Donateur
– Parce que le conflit a commencé. Vos astrologues ont peut-être oublié de vous prévenir, mais le chaos et la destruction sont en route vers Aurore. Vous avez senti comme tout le monde le bruissement de l’effondrement d’une dimension sur l’autre. Vous sentez le Chaos. Vous savez que le Chaos appelle le Chaos.
– Et qu’est que cela peut me faire ?
– Si vous vous êtes retrouvés, comme vos amis divins, dans un des multiples peuples de cette bonne vieille Aurore, c’est que vous aviez un plan, n’est-ce pas ?
– Et pourquoi en parlerais-je avec un représentant du Chaos ?
– Je vois que vos yeux peuvent déceler l’insondable. Parce que j’ai des informations pour vous. »
La forme divine s’ébroua, et hurla. Ce hurlement ressemblait fortement à un rire, mais un rire de puissance et de destruction. Aucun homme, demi-géant ou géant n’aurait pu ne pas être annihilé par ce rire. Mais la forme sombre, sans prise sur le réel, ne bougea pas d’un pouce.
« Grand Ur-Donateur, vous êtes l’ancien bras armé du Grand Golem. Vous savez comme moi pourquoi vous vous êtes retrouvés chez les sauvages Enkidus et…
– Je leur ai appris l’art de la métallurgie et l’art politique, insolent.
– …mais vous ne connaissez pas où sont vos concurrents. Et je sais que vous souhaitez rétablir l’ordre sur le monde. Je sais que vous n’êtes pas intéressés spécifiquement par la guerre qui se déroule. Mais vous faites partie du plan global. Vous n’êtes pas hors du jeu, et vous y serez ramené, de gré ou de force. »

 

La forme divine se rapprocha agressivement de la forme sombre.
« L’insolence est avec moi un péché mortel, créature du Chaos.
– Ce que j’essaye de vous dire, Grand Ur-Donateur, c’est que vous savez que le froid et la nuit se rapprochent de jour en jour d’Aurore. Vous savez que votre nation ne pourra pas être hors du bruit et de la guerre. Les sites sacrés sont alimentés par une foule d’ignares dans les deux dimensions. Le Chaos vient vous engloutir. Je sais que vos astrologues ont sûrement dû venir vous en parler.
– Que m’importe à moi le sort d’Aurore ? Je suis un être divin. Je suis la lumière dans les ténèbres.
– Sans les sites sacrés, sans l’unification du monde, sans la création d’un nouveau Panthéon, et sans l’appui de l’autre dimension, vous serez détruit, comme tout le reste.
– Vous me dites de marcher à la guerre car vous êtes le continuateur du Chaos.
– Vous pouvez m’appeler le Chroniqueur. Non. Il est vrai que je suis attiré par les fins et moins par les débuts. Il est vrai que je propage la mort. Mais j’ai vu des milliers de dimensions englouties par la guerre ou l’obscurité. Et c’est mon plus grand plaisir que de voir les combats que mènent la lumière et l’espérance. Pour chaque dimension qui repousse l’obscurité, c’est une dizaine d’autre qui sombre. Ne croyez pas que je sois venu pour vous induire en erreur. Quoi que vous fassiez, la Chronique d’Aurore est en cours d’écriture. Il vous reste juste à choisir ce que je vais bien pouvoir écrire sur vous. Laisserez-vous le soin à d’autre de prendre en main la destinée du monde ? Quatre anciens dieux de votre panthéon rassemblent en ce moment même leurs ouailles. Ils se préparent à la guerre, et vont tâcher de récupérer les sites sacrés, d’obtenir la puissance du Golem et de raser tout ce qui tient entre eux et la divinité suprême. Puis ils lutteront contre l’obscurité.
– Il est sage pour eux de faire cela.
– Mais vous n’êtes pas moins sage qu’eux. La guerre entraîne la guerre, vous le savez. Quand ils auront fini avec les sites sacrés, quels que soient leurs motivations, il n’y aura pas de place pour vous dans leur monde. Vous le savez.
– Je le sais.
– Restez endormi si vous voulez. Ou éveillez-vous. Quoi que vous fassiez, la guerre arrive. »

 

La forme sombre disparut dans les ténèbres aussi soudainement qu’elle était arrivée. Un petit groupe de prêtres arriva au même moment avec des cierges sacrés. Ils restèrent interdits devant le Grand Ur-Donateur, éveillé, qui méditait. Il prit une inspiration, souffla toutes les lumières de la crypte, et annonça aux prêtres :
« Le Golem a voulu que nous maintenions l’ordre et la prospérité. Le Golem a voulu purger de la terre l’ancienne magie. Le Golem est parti. Ne reste que de médiocres disciples, des civilisations prêtes à s’entre-égorger, et le Chaos qui est en route. Il faut à nouveau se battre. Pour exister. Pour repousser les ténèbres. Cette crypte n’a plus lieu d’être. Je méditerai une heure. Puis je sortirai. »
Les prêtres se regardèrent entre eux, puis sortirent précipitamment. Uruk devait préparer ses fils pour la grande guerre.

 


Uruk est en guerre (dessin du talentueux Pymous).

 

Liste des Episodes :

Administrateur et rédacteur-en-chef omnipotent, j'écris sur l'actualité vidéoludique, l'actualité culturelle, la géopolitique et l'histoire militaire, parfois en partenariat avec Historia Games, Mundus Bellicus et la Gazette du Wargamer.

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