L’Actu Vidéoludique du Captain – Décembre 2017

Un peu en retard, je sais, mais tout de même présente, voici l’actu vidéoludique du Captain qui clôt l’année 2017, une année riche en nouveautés sur lesquelles nous reviendrons dans un épisode bilan, particulièrement quand j’aurai un peu de temps pour l’écrire. Je rappelle donc qu’il s’agit toujours de votre chronique mensuelle présentant les jeux et les news qui m’ont intéressé dans ce dernier mois. Alors allons-y !

 

Les jeux Soldak, des bijoux d’inventivité (Zombasite : Orc Schism)

 

Le petit studio Soldak Entertainment, composé de Steven Peeler et de sa femme Delilah Rehm, a sorti cinq jeux assez originaux, pas forcément très jolis, pas toujours avec une jouabilité ou une interface exemplaire, mais qui ont le mérite de proposer des expériences souvent originales, mêlant action-RPG, hack’n’slash, stratégie et univers assez développé. En 2007, ils sortent Depth of Peril, un hack’n’slah assez classique, rendant hommage à la série Diablo (1997-2012) avec ses combats en temps réels à coup de clics frénétiques, ses compétences, et ses nombreux objets, mais avec un monde en évolution constante avec une once de stratégie. Vous avez en effet une maison, où vous pouvez poster des gardes et garder vos reliques, vous êtes en lien diplomatique avec de trois à six autres guildes, que vous pouvez attaquer ou avec qui vous pouvez vous allier, et les quêtes impactent le monde : si vous ne tuez pas vite le mage qui propage la peste, des marchands mourront dans le village qui vous sert de base arrière, si vous ne tuez pas deux monstres légendaires, ils s’allieront peut-être.

 

Kivi’s Underworld (2008) prend le contrepied, en proposant une expérience moins stratégique, bien plus simple, et se finissant plus rapidement. Din’s Curse (2010) reprend le monde des deux précédents jeu, en remettant en place la gestion en temps réel des quêtes, alors faites attention aux menaces d’invasion d’un village si vous ne voulez pas voir tout brûlé en rentrant, les événements étant générés aléatoirement, par exemple un boss qui envoie un assassin pendant que vous êtes dans le donjon dans un village, et qui s’amuse à tuer tout le monde en votre absence. Drox Operative (2012) vous lance cette fois dans l’espace, en reprenant les mondes dynamiques et la diplomatie avec races et planètes. Et finalement, Zombasite (2015), reprenant tous les éléments des précédents jeux, rajoutant une dynamique zombie, un clan à protéger, et toujours cette patte graphique spéciale et ce monde dynamique où les monstres prennent loin de vous du galon pour devenir de vrais chefs de guerre capables de vous poser un problème. Vous retrouverez de nouvelles races, comme celle des Orques Noirs, de nouveaux seigneurs zombies, des ennemis, des guildes, la possibilité de mieux placer vos troupes pour défendre votre clan, et j’en passe. Cela fait maintenant 10 ans que Soldak continue de nous pondre un type de jeu assez original, et on ne peut que les encourager à continuer.

 

 

Mechas vs Zombies (They Are Billions)

 

Un petit jeu est paru en accès anticipé, et fascine les foules, ainsi que votre humble serviteur. Jeu de gestion de survivants, vous devez vous étendre peu à peu en récoltant des ressources, en fabriquant de l’énergie, et en mettant en place des structures de peuplement et divers bâtiments débloqués par la recherche. Mais c’est aussi un jeu de zombies, car votre base principale est entourée de ces créatures, qui tâcheront de vous rendre la vie difficile en attaquant régulièrement, d’autant que la fin de partie coïncide avec une vague de plusieurs milliers de zombies…

 

Pour vous prémunir de ce danger, pas le choix : vous construirez des murs, des tours, des structures de défense, vous vous étendrez au fur et à mesure en faisant attention à ce que l’infection ne se propage pas à l’intérieur de votre base, vous enverrez des expéditions pour nettoyer des endroits afin d’y prospérer, et vous finirez par sortir dans un monde steampunk des mechas, des snipers et des lance-flammes afin de repousser l’adversaire en recherche de cerveau. Nous en avons d’ailleurs fait un test ici.

 

 

Archers Squelettes et Rois du Sable (Total War Warhammer 2 : Rise of the Tomb Kings), et la saga bretonne (Total War Saga : Thrones of Britannia)

 

Vous vous rappelez des étendues désertiques qu’on trouve au sud des deux campagnes de Total War : Warhammer ? On sait désormais qu’elles contiendront la race des Rois des Tombes, qui concurrenceront les Comtes-Vampires avec leurs légions de squelettes, de momies et de créatures gigantesques veillant au fond des sables sur les tombes d’un ancien temps. L’occasion de rappeler que Creative Assembly est toujours là, même quand il ne sort pas de DLC tous les deux mois. Et justement, ils donnent ce mois-ci davantage d’informations sur leur nouveau type de jeu, et notamment le premier de la série Saga, en annonçant que la taille de la carte serait bien plus importante que celle de leur dernier jeu historique, et que ça arrive bientôt.

 

 

Les dinosaures sont partout (Parkasaurus et Prehistoric Kingdoms)

 

Les parcs préhistoriques ont la côte. Après l’adaptation de Jurassic World déjà prévue, c’est pas un, mais deux jeux vidéos sur ce thème qui ont prévu de sortir l’an prochain. Parkasaurus a pour lui sa direction artistique, mignonne et cubique à souhait, et qui a l’air de prendre le genre au sérieux avec des recherches, le contentement des dinosaures, les à-côtés du parc, et j’en passe. Prehistoric Kingdoms se présente, lui, avec un petit air à la Cities : Skylines, et promet déjà beaucoup de mécaniques. La concurrence promet d’être rude, d’autant que ces deux jeux sont développés par deux petits studios indépendants inconnus du marché. Complot ou business ? Je vous laisse juge.

 

 

Jungle et épouvante (Planet Coaster : Spooky Pack et Adventure Pack)

 

Sortis l’un en septembre, l’autre en décembre, les packs sont venus se greffer au bon jeu de Frontier Developments, pour proposer de nouvelles attractions et de nouvelles ambiances d’épouvante ou d’aventure. C’est bien, mais un peu cher, à 11 euros pièce.

 

 

Excursions sanglantes (Warhammer : Vermintide – Death on the Reik)

 

Pendant que Warhammer : Vermintide II s’annonce en nous promettant de repousser des légions chaotiques à coup d’armes, de sorts et de projectiles, le précédent (2015) qui nous fait affronter les hommes-rats qu’on nomme Skaven se permet de sortir un nouveau DLC. Il comptera deux cartes, une dans la forêt de Reikwald, et une près de la rivière Reik. Si vous ne connaissez pas ces deux lieux, je vous conseille d’aller voir mon article sur l’histoire et la géographie de l’Empire. Cela reste quand même un peu chiche.

 

 

Un blaster en guise de mod (Star Wars Frontlines : The Galactic Civil War)

 

Company of Heroes (2006), le RTS qui a marqué d’une pierre angulaire le monde de la stratégie en temps réel, n’est pas encore tout à fait mort. Des fans sont en train de préparer un mod Star Wars pour donner un vrai successeur à Empire at War (2006 aussi). Ca a l’air beau et sympathique, mais ce n’est pas encore jouable, loin de là.

 

 

Combats virtuels mais vraie réflexion (Frozen Synapse 2)

 

L’ancien Frozen Synapse (2011) de Mod 7 Games, où vous prévoyez par cinq secondes les déplacements et visées d’un groupe de soldats face à un autre groupe d’adversaires, avec un look assez virtuel, prévoit depuis un certain temps son second épisode. Après le jeu de sport aussi tactique que son prédécesseur Frozen Cortex (2015) et le tout récent Tokyo 42 (2017), le second opus du jeu qui a eu un certain succès critique s’annonce ambitieux : il proposera entre autres une campagne où divers groupes antagonistes cohabitent sur une grande carte, et interagissant entre eux dans une campagne, entre attaque et défense, avec toujours un module tactique complet et complexe.

 

 

News diverses

 

Tiny Metal marche sur les traces de la série Nintendo Wars (1988-2008), connu notamment sous le nom Advance Wars (2001-2008) avec une représentation colorée des troupes, du tour par tour, et un jeu rapide, mais qui n’emballe pas les foules à cause de bugs et de lourdeur. Star Wars : Battlefront II a beaucoup fait parler de lui, mais se veut un peu plus discret, en apportant à la sortie du film une nouvelle carte et deux nouveaux héros, gratuitement, et en proposant divers challenges multijoueur changeants. Le FPS qui ne met le temps en place que quand vous bougez, Superhot, nous promet quant à lui une variante roguelike, Mind Control Delete, pour cette année.

 

 

Les développeurs d’Arma ont semble-t-il décidé d’innover un brin en sortant un jeu de survie avec du craft comme tout bon jeu de survie sorti après la déferlante Minecraft (2011), qu’il serait difficile d’énumérer ici. Cela s’appelle Ylands. Pendant ce temps, la séquelle de Life is Strange, Before the Storm, sort son troisième et dernier épisode. Finalement, le jeu mêlant parkour et tas de zombies, j’ai nommé Dying Light, se prépare un nouveau mode de jeu, Bad Blood, où vous serez lâchés avec quatre autres joueurs dans le but de survivre, de récupérer des échantillons sanguins, et d’obtenir une place dans l’hélicoptère d’évacuation, en vous aidant, en vous trahissant, ou en faisant cavalier seul.

 

 

L’épisode de décembre 2017 clôt donc cette année. Je vous souhaite évidemment une excellente année 2018, pleine de bonnes choses (et de bons jeux ?). A la prochaine.

 

Précédentes éditions (2016)

 

Précédentes éditions (2017)

Rédacteur pour Mundus Bellicus et la Gazette du Wargamer, j'écris sur l'actualité, l'actualité culturelle, la géopolitique et l'histoire militaire.

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