La diplomatie du conflit (Dominions 5 : Cruelle Aurore, épisode 04)

I. Tour 5-15

 

Je vous avais laissé sur votre faim avec le coup de l’accord passé avec Ulm et qui m’a permis d’envoyer mon dragon voleter sur cette province, le temps que mon armée refasse ses forces. J’ai ensuite fissa renvoyé mon dragon chez moi pour appuyer ma deuxième armée et prendre ces fichus provinces près de ma capitale, et voilà que mon dragon a choppé une maladie en s’éraflant une griffe sur la lance d’un pouilleux ! Le problème d’être malade, c’est qu’on perd 10% des points de vie chaque mois, jusqu’à la mort pure et simple… Heureusement, j’ai un mage qui se charge de soigner une unité malade par tour. Je le recrute, et envoie mon dragon sur la capitale. Une histoire d’eaux thermales.

 


Fuyez pauvres fous.

 

Je m’avance ainsi durant quelques tours. Des mercenaires aquatiques me permettent même de partir à l’assaut des profondeurs. Je dispose d’unités spéciales sous l’eau, et je m’empresse de construire un château. Un second château se profile sur mes terres, à deux provinces de ma province frontalière avec Ulm. Mais mon petit doigt me dit qu’il aurait été mieux sur cette province… Je risque d’être coupé à tout moment du continent.

 


Mes mercenaires sont bien utiles sous la flotte.

 

Et voilà t’y pas qu’apparaît le brave Vanheim. Il capture à la barbe de mon armée le trône d’ascension, pendant que mon armée mercenaire sous-marine échoue lamentablement à monter sur la terre ferme, me condamnant à l’eau. Pour la peine je construis un deuxième fort près de cette province, histoire d’avoir plus d’argent, plus de mage, plus de recherche, et plus de troupes. Pendant ce temps, je discute avec mes deux voisins. Chacun me propose de combattre l’autre, mais Ulm est le plus préoccupant avec ses larges armées d’amazones et ses groupes de combat très bien équipés. Mes demi-géants peu nombreux ne font pas le poids, et mon dragon ne va pas se faire tuer à leur place.

 


Me voilà coincé entre deux expansionnistes… Qui a choisi cette carte ? Ah oui, moi…

 

Vanheim est un ennemi proche, lui aussi préoccupant, mais davantage éloigné de ma capitale et de ma péninsule. Il me faut le combattre, en utilisant Ulm comme bouclier évidemment. Je capture ainsi sans coup férir sa province du trône, où il essayait de mettre en place une fortification pour un coût en or prohibitif. Heureusement que mes petites oreilles sont partout grâce à mes espions. Un fort m’aurait considérablement gêné. J’aurais été totalement bloqué, prêt à me faire manger. Je lance le combat et capture Sa province, pendant qu’un de mes espions voit une bataille entre Vanheim et Ulm. Ulm perd sa petite armée d’expansion face à des guerriers sacrés bigrement boostés, mais peu nombreux. Je replie mon dragon et mes unités de la province du trône vers le château qui sera construit au prochain tour.

 


Une bataille non épique : de la milice et quelques huskarls.

 

II. Partie RP

 

Le Grand Ur-Donateur était fatigué de la diplomatie incessante du Roi. Il n’avait pas de temps à perdre avec les discuteurs de basse-cour, pour discuter de la validité de prendre tel ou tel territoire. Mais il n’était pas fou. L’accord avec Ulm était intelligent, car une guerre aurait annihilé les deux peuples. Ce n’était que partie remise. Il revint brûler quelques fous qui osaient défier son autorité près de la grande cité d’Uruk, et propagea la mort et la destruction, comme à son habitude. Une blessure terrible le poussa pourtant à rentrer chez lui pour quérir un guérisseur. L’âge n’était plus le même. Un dieu pouvait donc vieillir…

 

Le Grand Roi, pour le moment, continuait à faire marcher ses troupes sans aucune interruption. Il acheta les services de quelques bandes de guerre, et réussit même à mettre en place d’anciennes alliances avec les peuples de la mer. Le Grand Ur-Donateur, quand il revint après avoir pacifié les provinces, était plus conciliant, mais tout aussi terrible. Il ramenait dans son sillage des renforts pour continuer la glorieuse avancée…jusqu’à l’arrivée des brumes. Elles apparurent près du trône d’ascension, et le Grand Ur-Donateur les fit patienter…
« Ce sont les brumes de Vanheim, fils d’Uruk, dit-il au Grand Roi de sa voix sombre et millénaire. Ces terribles guerriers frappent et disparaissent dans le vent. Un jour ici, l’autre jour derrière nous. Nous ne pourrons pas passer…
– Il va falloir traiter avec Ulm ou Vanheim, grand ancien.
– Bah, la peste ou le choléra ! Choisis Grand Roi. Pour ton peuple.
– …Nous attaquerons à l’aube. Leur dieu de pacotille ne triomphera pas sur vous.
– Voilà qui est parler comme un guerrier, Grand Roi. Les miliciens et hommes du nord que je vois au loin ne sauront pas ce qui les attend… »

 

Dans une autre province, au même moment, une compagnie d’Ulm se déployait, hallebardes en l’air, piques sur les flancs, arbalétriers prêts à faire feu. Ils attendirent dans un calme assourdissant. Puis elles vinrent. Les brumes. Un doux vent couvrit le son des étendards dressés et des trompettes, et les hommes d’Ulm avancèrent pour le combat. De la brume sortirent soudainement une nuée de formes. Des hennissements et une langue étrangère se firent entendre, couverts par le son du vent qui s’engouffrait désormais dans les rangs vides. La brume était passée, et Ulm avait trépassé. Aucun soldat ne rejoignit son foyer ce jour là. L’éclaireur d’Uruk s’éloigna de la brume de son pas léger, penché à moitié en avant pour camoufler sa grande taille, courant vers les siens…

 


Les industriels d’Ulm, taillés en pièces…


…par des guerriers sacrés pris dans la brume.

 

III. Chroniques d’Aurore, page 3

 

Les dieux se sont réveillés, les nations se sont levées, et la guerre a commencé. Elle prit des formes simples. Des cohortes levées par les villes et les provinces rencontrèrent cinq armées particulièrement puissantes : les plumés de Mictlan, portant de larges fourrures d’animaux, et frappant avec férocité ; les sombres soldats d’Ulm, derrière leurs lourdes armures métalliques, perçant les corps et les cœurs avec de redoutables piques ; les demi-géants d’Uruk, qui avancent soigneusement en rang pour propager la mort parmi leurs frères humains ; les forestiers et chevaliers de Man, taillant leur voie à coup de charge héroïque et de flèches, faisant pleuvoir la mort ; et enfin les mystérieuses troupes de Vanheim, apparaissant soudainement, massacrant les garnisons, et disparaissant non sans avoir propagé mort et destruction. Le monde commençait ainsi à tomber sous le giron de cinq nations, parmi la multitude.

 

Ulm s’est fait reconnaître par son usage des mercenaires, qui l’a poussé à la rencontre d’une bonne partie du monde. Et cette rencontre l’a mis en contact avec Man, Uruk, et Vanheim, Mitclan étant encore un peu auréolé de mystère. Mais voilà maintenant que les dénonciations pleuvent. La diplomatie prend un nouveau tour, car il semblerait que Vanheim ait compris comment canaliser l’énergie des trônes d’ascension, et en a capturé suffisamment pour devenir le dieu suprême, un danger pour toutes les nations de ce monde. Ulm essaye ainsi d’avertir les grandes nations pour lancer une grande croisade… Mais n’est-ce pas aussi un moyen d’abattre un rival potentiel ? Un an déjà a passé depuis le décompte de la fin des temps. Plus que six…

 

Liste des Episodes :

Administrateur et rédacteur-en-chef omnipotent, j'écris sur l'actualité vidéoludique, l'actualité culturelle, la géopolitique et l'histoire militaire, parfois en partenariat avec Historia Games, Mundus Bellicus et la Gazette du Wargamer.

4 Comments
  1. Reply Blutch 18 décembre 2017 at 14 h 54 min

    Comment soignes tu ton dragon contre une affliction ? C’est un sort ?

    • Reply Marin S. (Captain Sparke) 22 décembre 2017 at 21 h 34 min

      Il existe des objets permettant de soigner les afflictions ou les maladies, mais dans mon cas, il s’agissait d’une maladie, et j’ai utilisé un commandant « disease healer », qui soigne 1 affliction de n’importe quelle unité de la province par tour. Et il n’y avait que mon dragon. Le mystère est levé !

  2. Reply Nathaniel GOUSSET 19 décembre 2017 at 11 h 38 min

    Bonjour,

    trés interessants tes rapports de parties. y’a t’il un moyen de s’abonner à ton blog pour ne rien rater ?

    Merci.

    IKerensky

    • Reply Marin S. (Captain Sparke) 22 décembre 2017 at 21 h 35 min

      Merci beaucoup ! Alors j’ai encore du mal sur les interfaces d’abonnement, mais j’ai une page facebook et une page twitter si tu disposes de ces deux réseaux sociaux 🙂

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