CRP Dominions 4 – La Querelle des Fanatiques – La guerre est déclarée (4)

Tour 1

La lutte pour la divinité a commencé…
Mon Ancien Maître, le Pantokrator, nous avait unis…
Mais maintenant, il est parti, et des dieux de tout horizon ont surgi.
De tous les coins du monde s’affairaient désormais des peuples unis autour d’une même foi, prêt à massacrer tous les autres au nom d’un fanatisme sans égal. Il était du devoir d’Ulm d’endiguer toutes ces menaces et de résister à ces vagues d’invasion. Et c’était le rôle du Veilleur aussi. La cité d’Ulm était enfin construite, et les tribus y cherchaient refuge par-delà les montagnes et les forêts, mais il restait beaucoup à faire.
La roue de la souffrance… La cruauté d’Ulm envers les hommes sans fils est sans égal.
Irminsul, la forêt sacrée. La magie y est puissante, et les Shamans Cornus y ont élu domicile.
Le Veilleur s’était tourné vers Grand Chef, celui qui avait été désigné par tous pour devenir le maître de la nouvelle tribu-nation. Le Veilleur le forma pour qu’il puisse utiliser la force sacrée laissée par le Pantokrator en guise de dernier cadeau. Le premier Scout, Buisson, fut envoyé à Blanche Route sonder la population. Malgré l’émergence des grandes nations, la majorité des provinces était dominée par des pouvoirs locaux, sans grand pouvoir au-delà de la province concernée. Il était du devoir d’Ulm d’assimiler toutes ces provinces. Elles n’avaient aucune chance face à l’invasion approchante. Mais Le Veilleur se doutait que leur vision était limitée. Jamais elles ne se laisseraient envahir sans réagir. Ulm était donc en guerre.


La cité de pleine montagne donnait désormais sur un monde vaste qu’il convenait de conquérir. Les forêts du nord et du sud-est étaient des objectifs tout à fait convenables. Les cités florissantes du nord-est et du sud l’étaient tout autant, contrairement aux terres désolées et aux marais de l’ouest et du sud proche. Le premier trône d’ascension était à portée de main, mais pas encore à portée d’armée.


Quel était ce trône à côté ? Il faudra le découvrir à un moment ou à un autre. Le Veilleur se mit en tête de former une véritable armée, secondé par Grand Chef. Il cherchait dans les tribus les meilleurs volontaires et les formait à l’art de la guerre en bataille rangée, une nouvelle discipline à n’en pas douter. Le problème était le manque d’effectifs d’Ulm. Elle était une puissance seulement en devenir. Des mères prirent la route de la guerre, accompagnées par les guerriers. On ne pouvait faire qu’avec ce qu’on avait déjà. Un Guerrier-Forgeron prometteur finissait son initiation, et pourra à n’en pas douter forger des armes et rechercher de la magie relativement tôt.


Le Veilleur fouilla les archives magiques du Pantokrator qu’il avait ramené avec lui. La Magie de la Construction sera un avantage non négligeable, notamment au Troisième Cercle lorsque l’on pourra renforcer l’armure des alliés et appeler des créatures magiques. Il ne fallait pas perdre une minute.


 Tour 2
 
Un misérable scout,
… un gorille,
…et un entraîneur de scorpion.

Les premiers « prophètes », comme les appelaient les peuples concernés, commencèrent à émerger dans ce monde en crise. Le plus choquant n’était même pas qu’ils étaient déjà trois à se réclamer d’un seul dieu, mais bien qu’il restait cinq nations en train de les former. Ehecatl l’espion de Mictlan, Bhiru le commandant gorille de Kailasa et Acan l’entraîneur de scorpions… Des ennemis assurément terrifiants.

Le premier Guerrier-Forgeron, trempé de sueur à force de forger des armes à tour de bras, entra finalement dans la résidence du Veilleur. Un peu fruste, mais diaboliquement endurant, commenta mentalement ce dernier. Et plus fin qu’il n’y paraissait. Caillou, car c’était son nom, était bel et bien habitué à fréquenter les livres, vu l’aisance avec laquelle il tournait les pages tout en griffonnant sur une feuille les informations utiles pour gravir les Cercles. Il devait venir chaque jour dans la Bibliothèque d’Ulm aider Le Veilleur. C’était sa mission, et la raison de son existence, lui avaient fait comprendre les Shamans Cornus. Pas de place pour les sentiments. Les armes et la magie représentaient la puissance d’Ulm face aux monstruosités qui les attendaient en-dehors de leurs nouveaux murs.

Buisson avait des nouvelles peu satisfaisantes pour Grand Chef. La province où il se trouvait était suffisamment organisée pour aligner une force conséquente susceptible de mettre un arrêt définitif à la force de frappe de Grand Chef. La province de la Blanche Rue devint une cible retardée par les événements. Les terres désolées du sud comptaient beaucoup moins de combattants, et c’est là que Grand Chef décida de porter ses efforts. Des guerriers du Clan du Loup gardaient l’endroit. D’anciens alliés. Cette province était une maigre consolation lorsqu’on considérait les effectifs de la province du trône. Grand Chef conçut néanmoins un plan d’invasion des provinces indépendantes avec l’aval du Veilleur. Ces provinces qui, comme on s’en était douté, avaient refusé toute tentative de conciliation.


Emplis de pouvoirs sacrés, Grand Chef emmena les jeunes guerriers et les mères de son peuple au combat. Les haches allaient voler, les flèches pleuvoir, et les mots de pouvoir de Grand Chef balaieront ses ennemis. Pendant ce temps-là, le Veilleur mettait à profit la puissance féminine d’Ulm en appelant au combat les jeunes guerrières et certaines de leurs mères.


Ceux qui s’enrichissent sur les cris des mourants et apportent la désolation sur leur passage apparurent au moment précis où la stabilité du monde dégringolait dangereusement. On les appelait « mercenaires ». La première bande d’ « aventuriers » à avoir compris que l’argent peut se trouver dans le meurtre se mit en place spontanément et fut tout aussi rapidement recrutée par T’ien Ch’i. Simple hasard ? L’avenir nous le dira.

Administrateur et rédacteur-en-chef omnipotent, j'écris sur l'actualité vidéoludique, l'actualité culturelle, la géopolitique et l'histoire militaire, parfois en partenariat avec Historia Games, Mundus Bellicus et la Gazette du Wargamer.

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