The Revenant, ou l’Oscar inespéré (Critique cinéma n°3)

Ca fait longtemps qu’on a pas traité d’un film. Le dernier en date, c’était Mad Max, et il prenait déjà bien aux tripes grâce à un savant cocktail d’action frénétique et une grosse musique bien rythmée. Ici, le parti pris est tout autre, mais le résultat est le même. Allons donc voir de plus près cette épopée de réalisation.

 

I. Un tournage épique

 

Alejandro González Iñárritu, après avoir remporté des Oscars et un César pour son film Birdman sorti en 2014, a remis le couvert de la réalisation et de la scénarisation d’un film adapté d’une histoire vraie, celle d’un trappeur réussissant à survivre envers et contre tout en pleine nature et racontant son expérience dans un livre.

 


Elle est bonne ?

 

Nous nous retrouvons ainsi dans The Revenant, qui s’est imposé à lui-même des contraintes techniques éprouvantes : pas de lumière artificielle, un tournage au Canada en plein hiver. Engelures, nager dans l’eau gelée, dormir dans une carcasse, manger de la viandre crue : le cahier des charges était serré pour le pauvre Di Caprio qui a mérité dans le froid de la survivance son Oscar.

 

II. Survivre

 

Pas de lumière artificielle, une caméra au coeur de l’action, ça ne suffisait pas. Pour rendre le quotidien d’un trappeur, il fallait reproduire les conditions d’époque. Le décor est simple : des trappeurs anglais, des tribus indiennes, des trappeurs français, et le commerce des peaux. A partir de ce constat assez simple, le héros principal finit séparé de tous après un combat que vous connaissez déjà tous, car vous êtes des malins et vous avez regardé la bande-annonce.

 

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« Comment vais-je avoir mon Oscar ? »

 

Cette lutte contre la mort rejoint une lutte pour la vengeance, et ces deux intrigues se mélangent pour nous donner un film où la mort est au bout de chaque pas dans une nature immense et sauvage. Les panoramas sont sublimes, et la musique planante est là pour nous montrer que la nature dépasse de loin l’homme et sa société « civilisée ». Les trips mystiques d’un homme à moitié mort rentrent aussi dans le jeu.

 


C’est beau.

 

A partir de là, on pourrait dériver sur l’homme moderne et l’écologie, sur la façon dont la société et la nature sont structurées, mais profitons plutôt du film.

 

Conclusion

 

Aussi incroyable que cela puisse paraître, il n’y pas grand chose à dire d’autre sur ce film. Il est à voir une fois, en plein écran, pour avoir une belle claque et se dire qu’ils n’y sont pas allés de main morte sur le tournage. Mais impossible de le regarder une seconde fois, tout du moins pour ma part, car le film a un rythme assez lent, et beaucoup de plans magnifiques, mais fixes. Tout comme Mad Max était une expérience de vire-voltage furieux, The Revenant est un film où l’accroche se fait par le caractère brutal d’une nature immuable. Deux visions éloignées nous menant à deux expériences incontournables de cinéma.

 

Liste critiques cinéma :
Episode 01 : Gravity
Episode 02 : Mad Max Fury Road
Episode 03 : The Revenant
Episode 04 : Ghost in the Shell
Episode 05 : Les Gardiens de la Galaxie, vol. 2

Administrateur et rédacteur-en-chef omnipotent, j'écris sur l'actualité vidéoludique, l'actualité culturelle, la géopolitique et l'histoire militaire, parfois en partenariat avec Historia Games, Mundus Bellicus et la Gazette du Wargamer.

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